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"Malaise"

Le malaise, comme disait les jeunes à une époque, est le bruit de fond de notre époque. il n'est pas une simple dépression individuelle, mais un état d'anxiété collective diffus et latent, une nausée existentielle face à l'absurdité contemporaine. il est le symptôme que la promesse de progrès technologique et social a fait long feu, laissant derrière elle des générations foutues et un sentiment d'impuissance.

Ce malaise social est alimenté par la pression permanente du capitalisme de survie et la surcharge émotionnelle véhiculée par l'hyperconnectivité. il se manifeste de mille manières : du burnout à la cyber-dépression causée par l'illusion de performance affichée.

Comment éviter sur l'épuisement collectif

Cette catégorie rassemble nos articles qui décryptent les origines et les manifestations de ce malaise généralisé, le confrontant souvent à la satire :

  • L'usure de l'âme : l'analyse des folies ordinaires où l'on s'épuise à simuler un bonheur parfait, et la glorification ironique du héros du quotidien qui masque la détresse réelle.

  • Le stress numérique : les effets pervers des conneries high-tech et de l'IA qui déraille, qui transforment notre cerveau en un réceptacle constamment sollicité, contribuant à notre fatigue chronique.

  • Le coût de la survie : la déconstruction du modèle low-cost, où le prix de la marchandise est bas, mais le coût humain et psychologique (le Malaise du travailleur) est exorbitant.

  • La grande déception : l'étude de ce que nous avons appelé le futur mal optimisé – l'horizon décevant qui maintient le malaise car il est vide de sens.

Malaise : quand le symptôme est la seule vérité

Le malaise est, en fin de compte, l'expression la plus honnête de notre condition. refuser ce malaise reviendrait à accepter l'hypocrisie de la positivité forcée. Nos histoires (presque) vraies vous donnent l'occasion de nommer cette douleur collective, car nommer le symptôme est le premier pas vers la lucidité.

Explorez ces chroniques pour comprendre que le problème n'est pas vous, mais le système qui vous entoure.

Quand nos pensées deviennent du capital

cerveau et attention

Il ne s’agit plus de penser, mais d’être pensé.” Voilà peut-être la meilleure façon de résumer ce que certains sociologues appellent aujourd’hui l’assujettissement cognitif. Plus qu’un simple slogan marketing, cette expression — qui résonne comme un avertissement — illustre une vérité dérangeante : dans l’économie numérique, votre attention est devenue une matière première jetable, constamment extraite, raffinée et revendendue par des plateformes qui flairent l’or.

Du cerveau pensant au cerveau disponible

L’expression “temps de cerveau disponible”, popularisée dans les années 2000 par un dirigeant de média français, n’a rien d’anodin. Derrière ce clin d’œil cynique se cache une logique industrielle : transformer l’attention humaine en ressource exploitable.

Instagram a tué l’amitié : pourquoi nos relations sont devenues des likes

instagram, l'antisocial

Enfin, si ce n’est pas encore le cas, il a au moins sacrément amputé ce qu’on entendait autrefois par « relation authentique ». Depuis quelques années, ce petit rectangle lumineux qu’on a dans les poches a transformé nos rapports sociaux en une mascarade numérique où l’on se fait des amis avec des filtres, des hashtags et des likes. L’amitié, qui était jadis un espace sacré de partages sincères, est aujourd’hui un produit de consommation rapide. Le tout dans une ambiance de « j'aime, je commente, mais je ne réponds jamais aux messages ». Alors, pourquoi nos relations sont-elles devenues de simples likes ? La réponse tient en quelques pixels.

L’amitié, un concept désuet ?

Avant l’ère des réseaux sociaux, l’amitié c’était, en gros, passer du temps ensemble. Tu avais des potes avec qui tu partageais des moments, des histoires, des confidences. Ça se passait dans la réalité, dans des cafés, des après-midi Netflix, des promenades sous la pluie, ou dans un parc public. Mais aujourd’hui, tout ça est devenu obsolète. L’amitié se calcule désormais en nombre de followers.