Le mois de janvier 2026 s’achève : on veut tous revenir en arrière
Janvier 2026 est derrière nous, et l’envie collective de rembobiner la bande-son est presque palpable. Entre les factures qui gonflent discrètement, les concessions automobiles qui ressemblent à des cimetières de promesses et les gros titres qui empilent les fractures mondiales, le mois a laissé un arrière-goût de régurgitation. On sort du Nouvel An avec la gueule de bois habituelle, mais cette fois la gueule de bois semble durable. On se surprend à murmurer « 2025 n’était pas si mal » en rangeant les décorations.
Quand la technologie se met à genoux devant le dieu dollar
La technologie n’est plus seulement ce laboratoire magique de promesses futuristes. Elle a troqué ses lunettes de visionnaires pour un costume taillé sur mesure par Wall Street et Shenzhen. Aujourd’hui, le mantra n’est plus « changer le monde » mais « maximiser la valeur pour l’actionnaire ». Une mutation que l’on observe à presque tous les étages de la tech moderne : des géants du logiciel aux start-ups de la data, en passant par les plateformes sociales qui digèrent nos vies comme on digère une pub programmatique.
Au lieu de rêver l’avenir, la technologie semble s’être contentée d’optimiser l’aujourd’hui. Et cet aujourd’hui, c’est le royaume du dollar.
Les hommes qui n’écoutent pas leur femme
Il existe des phrases qui claquent comme des portes mal huilées. « Il ne m’écoute jamais. »
Le retour de la neige en France : à nouveau une paralysie totale
Ah, la neige. Ce truc blanc et poétique qui fait rêver les cartes postales de Noël, mais qui, en réalité, transforme la France en un grand parking à ciel ouvert dès les premiers flocons. Janvier 2026, et voilà que l'hiver nous refait le coup classique : un épisode neigeux qui commence timidement le 5 janvier et s'étire jusqu'au 8, avec des vigilances orange à foison, des bouchons records en Île-de-France – plus de 1000 km cumulés certains jours – et une nation qui semble toujours prise au dépourvu.
Le corps comme startup : optimiser, mesurer, recommencer
Dans un monde où ton smartphone te piste plus fidèlement qu’un ex jaloux, il était inévitable que le corps humain finisse par se transformer en entreprise individuelle. Bienvenue dans l’ère du biohacking : on tracke ses pas, ses calories, son sommeil, ses hormones, comme si on gérait un portefeuille d’actions. Le mantra ? Optimiser, mesurer, recommencer. Sauf que, spoiler, le corps n’a pas lu le même memo que Silicon Valley.
Faire semblant d’aller bien par politesse : la comédie sociale du quotidien
À la question « ça va ? », la réponse est presque toujours la même. « Oui, ça va. » Peu importe l’état réel, la fatigue, l’ennui, l’angoisse légère ou le trop-plein diffus. Faire semblant d’aller bien est devenu un réflexe social, une formule de politesse plus qu’une information. Une manière de lisser les aspérités pour que la conversation puisse continuer sans accroc.
Rester joignable comme preuve d’existence : quand la présence devient un signal vital
Il fut un temps où exister suffisait. On respirait, on marchait, on laissait des traces physiques — une signature au bas d’un chèque, une voix sur un répondeur, une carte postale froissée. Aujourd’hui, exister ne suffit plus : il faut être joignable. Et surtout, le prouver.
Dans un monde saturé de notifications, rester joignable est devenu un acte social, presque administratif. Une manière de dire : je suis là, je fonctionne encore dans le système. Ne pas répondre, ne pas être atteignable, c’est prendre le risque d’un léger effacement. D’un soupçon. D’une inquiétude passive.
Mon patron est une IA : chronique d’un management sans visage
Et si le vrai power move du capitalisme moderne n’était plus le costard mal taillé du manager, mais une suite d’algorithmes qui ne dort jamais ? Dans de plus en plus d’entreprises, le supérieur hiérarchique n’a plus de bureau, plus de voix, parfois même plus de nom. Il s’appelle logiciel, plateforme, outil d’optimisation. Mon patron est une IA, et je ne sais même pas s’il me déteste.
Le dernier bastion de la créativité : comment faire semblant de bosser sans vraiment bosser
Il fut un temps où la créativité s’exprimait dans des ateliers enfumés, des chambres de bonne mal chauffées ou des open spaces bricolés à la va-vite. Aujourd’hui, elle a trouvé refuge ailleurs. Plus discret, plus subversif. Son dernier bastion ne se situe ni dans une start-up à Station F ni dans un tiers-lieu sponsorisé par une banque. Il se cache dans l’art délicat de faire semblant de bosser sans vraiment bosser.
Des cerveaux sous surveillance : comment les neurosciences et la surveillance numérique façonnent notre société
Une nouvelle ère se dessine : celle de cerveaux placés sous surveillance douce, continue, presque invisible.