Qu'est-ce que les "folies ordinaires" ?
Les folies ordinaires sont la somme des contradictions et des petits mensonges que nous acceptons et perpétuons quotidiennement pour naviguer dans la société de performance et de l'apparence. c'est l'écart constant entre ce que nous prétendons être et ce que nous faisons réellement.
Cette catégorie explore cette zone grise où l'on s'épuise à essayer d'être parfaitement heureux (selon les standards d'instagram), tout en étant secrètement exténué par la vacuité du flux numérique. les folies ordinaires sont la preuve que l'absurdité contemporaine est la seule constante de nos vies.
Nos textes sur l'hypocrisie sociale
Cette page archive l'ensemble de nos analyses et chroniques qui exposent, avec un cynisme bienveillant, les comportements qui nous définissent :
l'amour sélectif de la nature : l'analyse du français qui prétend aimer la nature mais entre en panique à la vue du moindre insecte. la nature est belle, tant qu'elle ne nécessite pas notre interaction réelle.
la rébellion par l'absurde : la nouvelle tendance de porter des vêtements moches pour prouver désespérément qu'on possède encore une once de personnalité (et non pas une âme formatée par tiktok).
la culpabilité de la consommation : comment le plaisir d'acheter s'accompagne désormais d'une angoisse morale. les articles de luxe, comme les baskets à 900€, sont désormais livrés avec un sentiment de culpabilité par défaut.
l'évasion comme norme : notre fuite perpétuelle de la réalité, que ce soit par l'ouverture d'un onglet de plus, ou par la tentative de trouver un sens à un monde où les scientifiques confirment : on ne sait toujours pas ce qu’on fout là.
Folies ordinaires : le théâtre de la vie
Les folies ordinaires sont un terrain fertile pour la critique sociale. elles nous rappellent que l'hyperconnectivité et les injonctions du capitalisme de survie n'ont fait qu'exacerber nos contradictions fondamentales.
Chaque articles ci-dessous est une invitation à observer les comportements ridicules (et souvent les nôtres) qui composent le grand théâtre de la vie moderne. après tout, n'est-ce pas une folie de chercher la sagesse dans un monde saturé de bruit blanc ?
Confondre urgence et importance, tous les jours
Nous vivons dans un monde pressé qui adore se croire indispensable. Tout est urgent. Les mails, les messages, les notifications, les réunions, les décisions “rapides”. Rien n’attend vraiment, mais tout exige une réponse immédiate. À force, l’urgence est devenue une ambiance permanente, un fond sonore mental dont on ne distingue même plus le sens.
L’urgence comme réflexe collectif
Dans nos sociétés connectées, ce qui clignote gagne toujours. Ce qui sonne, vibre ou s’affiche en rouge s’impose comme prioritaire. L’urgent n’est pas ce qui compte, c’est ce qui interrompt. Un mail mal formulé peut ruiner une matinée entière, pendant qu’une décision réellement importante est repoussée à “quand on aura le temps”.
Parler de soi comme d’un projet professionnel
Il fut un temps où se présenter consistait à dire son prénom, éventuellement ce qu’on faisait dans la vie, puis à passer à autre chose. Aujourd’hui, parler de soi ressemble de plus en plus à une réunion de lancement. On ne se décrit plus, on se positionne. On ne raconte plus un parcours, on expose une trajectoire. L’individu est devenu un projet professionnel en constante évolution, avec ses objectifs, ses livrables et ses axes d’amélioration.
Quand l’identité adopte le vocabulaire de l’entreprise
“Je travaille sur moi.”
“Je suis en phase de transition.”
“Je réfléchis à la suite.”
Ces phrases ne viennent pas d’un comité stratégique, mais de discussions banales, autour d’un café ou sur une appli de rencontre. Le langage managérial a colonisé l’intime. On ne vit plus des périodes de doute, on traverse des “phases”. On ne change pas, on “se repositionne”.
Optimiser sa vie : le hobby préféré des gens épuisés
Il fut un temps où être fatigué signifiait simplement… être fatigué. Aujourd’hui, la fatigue est devenue un problème d’optimisation. Si vous êtes épuisé, ce n’est plus parce que le monde va trop vite, mais parce que vous n’avez pas encore trouvé la bonne méthode, la bonne routine, le bon outil. Optimiser sa vie est devenu un passe-temps à plein temps, pratiqué majoritairement par des gens déjà à bout.
Quand vivre devient un projet à améliorer
Optimiser sa vie, ce n’est plus vivre, c’est gérer un produit. Son sommeil, son alimentation, son couple, sa carrière, ses loisirs. Tout est mesuré, évalué, comparé. Chaque geste peut être amélioré, chaque minute mieux exploitée. Même le repos doit servir à quelque chose.