Aller au contenu principal

Qu'est-ce que le "surréalisme involontaire" ?

Le Surréalisme Involontaire est la reconnaissance que notre époque est si décalée, si soumise aux logiques du marché, de l'algorithme et de la performance, que les événements quotidiens prennent souvent une tournure digne d'un tableau de Magritte ou d'une pièce de Ionesco. Ce n'est pas de l'art, mais l'art est devenu notre réalité.

Cette catégorie explore les situations, les phrases ou les faits divers qui révèlent l'absurdité contemporaine dans sa forme la plus pure et la plus risible. Elle prouve que les folies ordinaires ne sont pas des exceptions, mais les règles tacites de la sociologie du Néant.

Nos chroniques sur le théâtre quotidien

Cette page regroupe les moments où le réel bascule dans l'irrationnel organisé, souvent en milieu de travail ou en ligne, et qui se prêtent aux histoires (presque) vraies :

  • le langage codé : l'analyse des Sciences Demi-Molle et du jargon managérial qui, lorsqu'ils sont prononcés à voix haute dans un Open Space, n'ont plus aucun sens réel, produisant un effet de Surréalisme Involontaire constant.

  • la logique des machines : les moments hilarants (et terrifiants) où l'IA qui Déraille ou les Conneries High-Tech créent des situations impossibles ou des erreurs qui défient toute logique humaine.

  • la quête pathétique : l'observation du Génie Incompris ou du Héros du Quotidien qui s'obstine à chercher du sens dans un système qui n'en produit plus, menant à des scènes de détresse d'une poésie absurde.

  • le choc des époques : l'étude des Retours de Hype Douteux qui, replacés dans un contexte moderne, deviennent involontairement comiques et désuets.

Surréalisme involontaire : le rire contre le malaise

Le surréalisme involontaire est notre meilleur outil contre le malaise social et les peurs modernes. en nommant l'absurdité, on lui enlève son pouvoir. Rire de l'impossibilité de la vie de bureau ou de la logique algorithmique est un acte de survie intellectuelle.

Explorez ces chroniques pour trouver la preuve que, oui, vous n'êtes pas fou, et que le monde est bel et bien devenu un gag existentiel.

Trump fait n'importe quoi, et nous regardons

trump fait n'importe quoi

 On pourrait croire que l’année 2026 marque une pause dans le grand cirque trumpien. Erreur. Un an après son retour au pouvoir, Donald Trump continue de dérouler un catalogue d’annonces qui oscillent entre l’absurde et le glaçant, pendant que le reste du monde observe, entre sidération et résignation polie.

Un « nouveau Gaza » en trois ans chrono

À Davos, devant un parterre de costards qui applaudissent par réflexe, Trump a sorti son dernier prospectus immobilier : transformer la bande de Gaza en « Riviera du Moyen-Orient », avec gratte-ciel, hôtels de luxe et promenades en bord de mer. Délai annoncé : trois ans.

Record d'attaques informatiques en France

Record d'attaques informatiques en France

Ah, la France, pays des croissants, du vin et, en 2025, des cyberattaques records qui font passer les invasions napoléoniennes pour une promenade au parc. Si on en croit les chiffres qui pleuvent comme des alertes antivirus foireuses, cette année a transformé l'Hexagone en un terrain de jeu pour hackers, avec l'État en première ligne, tremblotant comme un serveur mal patché. Imaginez : des millions de données qui fuient plus vite que les touristes devant une grève SNCF, et des infrastructures critiques qui clignotent comme des guirlandes de Noël défectueuses. 

Tout a commencé comme une mauvaise blague, mais 2025 s'est vite imposée comme l'année où la cybersécurité française a pris un uppercut monumental. Selon les rapports qui traînent sur le web, le nombre de breaches confirmés a explosé à 12 195, un bond qui fait rougir les stats des années précédentes. C'est comme si les pirates avaient décidé de fêter Noël en avance, en pillant les bases de données de tout ce qui bouge.

Le sport est-il devenu la dernière religion acceptable ?

le sport comme une religion

Dans une société officiellement sécularisée, il reste pourtant un rituel que presque personne n’ose critiquer. Une pratique valorisée, encouragée, prescrite. Une activité qui promet le salut, la rédemption et parfois même une forme de sens. Le sport.
À défaut de croire en Dieu, nous croyons en la sueur, au dépassement de soi et aux vertus quasi miraculeuses de l’effort physique. Et si le sport était devenu la dernière religion socialement acceptable ?

Une foi sans dogme, mais avec des règles

Le sport moderne a tout d’un système de croyances. Des rites réguliers – entraînements, compétitions, courses du dimanche matin – des lieux dédiés – stades, salles, parcs urbains – et un calendrier précis. On ne prie plus, on s’entraîne. On ne confesse plus ses fautes, on les brûle en calories.

Pourquoi le bonheur est devenu un produit de consommation

prisonnier du bonheur

Aujourd’hui, si tu tapes “bonheur” sur ton smartphone, tu tombes sur des applications, des podcasts, des coachings, des formations, des produits dérivés et des citations prêtes à liker. Le bonheur n’est plus une quête intérieure ou une expérience humaine — il est devenu un produit de consommation, un label marketing, une marchandise.

Du sens à la vitrine : la marchandisation du bonheur

Ce qui était autrefois une interrogation existentielle — Qu’est-ce qui me rend heureux ? — s’est mué en slogan publicitaire : Achète ceci, suis cette méthode, deviens heureux maintenant.
Le bonheur, comme un smartphone ou une paire de sneakers, s’achète, se vend, se consomme.

Les smartphones saturent : ils en ont marre de vos photos de repas

smartphone en burnout

Non, il ne s’agit pas de l’usure des batteries ou des bugs système. Non, ils ne râlent pas (encore) parce que vous avez oublié de les charger. Le problème, c’est vous. Oui, vous, avec vos photos de repas à la truffe, vos assiettes garnies de sushis qu’on dirait posées pour un shooting de Vogue, et vos smoothies parfaits qui font sourire votre écran. En 2026, vos smartphones sont fatigués. Ils saturent, ils n'en peuvent plus, ils réclament du répit. Et non, cette fois, ce n’est pas un problème de stockage, c’est plus profond. C’est l’âme des appareils qui souffre.

Quand le smartphone se rebelle contre l'obsession du foodporn

Avouez-le : vous êtes déjà ce genre de personne. Celle qui, dès qu’une assiette arrive sur la table, dégainera son smartphone avec une rapidité déconcertante, pour immortaliser ce plat parfait que le chef a préparé. Une petite photo sous le bon angle, une touche de filtre vintage, et voilà le contenu prêt à envahir vos stories Instagram. Et si vous pensiez vraiment que ce genre de comportement passait inaperçu pour votre smartphone, détrompez-vous.

Les sneakers à 900€ : désormais livrées avec un sentiment de culpabilité

sneakers-900e-culpabilite

À l'intérieur, le Graal. Une paire de sneakers qui coûte l'équivalent d'un loyer parisien sous les toits ou d'un aller-retour pour un endroit où le soleil ne vous juge pas. Vous les sortez. L'odeur est enivrante. La silhouette, parfaite. Le prix, obscène. Et soudain, il débarque sans avoir été invité : le sentiment de culpabilité. Un passager clandestin lourd, poisseux, qui s'installe confortablement dans votre cortex cérébral.

La hype, ce tsunami capitaliste qui dévore nos âmes

Il fut un temps où une basket était un objet fonctionnel. Pour courir, sauter, ou simplement pour ne pas marcher pieds nus sur des déjections canines. Aujourd'hui, c'est un totem. Un marqueur social aussi subtil qu'un gyrophare sur un corbillard. Les marques l'ont bien compris. Elles ont transformé le "drop" en messe hebdomadaire, la rareté en dogme et le logo en relique sacrée. On ne parle plus de chaussures, mais "d'assets", de "pièces", de "collaborations". Le vocabulaire a suivi l'inflation.