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Satire

Ah, Stranger Things. Cette série qui nous a tous fait flipper en 2016 avec ses gosses en BMX, ses monstres gluants et son ambiance 80's plus kitsch qu'un clip de Madonna. Dix ans plus tard, on y est : la saison 5 vient de cracher son dernier épisode sur Netflix, et franchement, c'est pas trop tôt. Parce que soyons honnêtes, cette "lente agonie" comme on l'appelle ici, c'était devenu un calvaire. Une machine à cash essorée jusqu'à la moelle, avec des twists aussi prévisibles qu'un lundi matin pluvieux. Mais bon, la fin est là, et on va en causer comme si on était autour d'une bière tiède dans un bar underground – avec du sarcasme, du franc-parler et une bonne dose de "mais qu'est-ce que c'est que cette merde ?". Parce que ouais, on est pas chez les critiques policés de Télérama, ici c'est du brut, du vrai, du qui gratte où ça démange.

Stranger Things logo

Dix ans plus tard, on y est.

Le début de la fin : quand Netflix a décidé de nous achever

Rappelez-vous, les frères Duffer avaient promis une conclusion épique pour Stranger Things saison 5. Annoncée en fanfare avec un teaser en juin 2025, la sortie s'est faite en mode "volumes" pour maximiser le buzz – épisodes 1 à 4 le 26 novembre, 5 à 7 à Noël, et le grand final le 1er janvier 2026. Ou le 31 décembre, selon les sources qui se contredisent comme des ados en pleine crise. Résultat ? Un épisode ultime de 2h08, plus long qu'un film de Nolan mais avec moitié moins d'idées. Netflix a vu grand, qu'ils disaient. Ouais, grand comme un Demogorgon obèse qui traîne la patte.

Mais pourquoi "lente agonie" ? Parce que depuis la saison 3, la série patinait dans la semoule. Les monstres recyclés, les romances forcées, et Eleven qui passe son temps à saigner du nez comme si c'était son seul superpouvoir. C'était mignon au début, cette nostalgie pour les Goonies et E.T., mais là, on en est à se demander si les scénaristes n'ont pas sniffé trop de poussière d'Upside Down. Et bim, la fin arrive enfin, laissant les fans orphelins mais soulagés. Comme quand ton ex toxique te largue : ça fait mal, mais putain, quel soulagement.

Les personnages usés jusqu'à la corde : adieu les ados qui ne grandissent pas

Parlons des héros, ces pauvres gosses qui ont vieilli plus vite que la série n'a su évoluer. Mike, Will, Lucas et Dustin ? Des ados devenus jeunes adultes, mais toujours coincés dans des intrigues de cour de récré. Et Eleven, bordel, Eleven ! La meuf qui pourrait raser une ville d'un regard, mais qui passe la moitié de la saison à chialer sur ses traumas. C'est touchant deux minutes, mais après cinq saisons, on a envie de lui filer un Kleenex et de lui dire : "Bouge-toi, merde !"

Hopper, le shérif bourru ? Revenu d'entre les morts genre trois fois, comme un Jésus en mode survivaliste. Et Vecna, le grand méchant ? Un villain qui avait du potentiel, mais dilué dans des flashbacks interminables. La fin de Stranger Things saison 5 essaie de boucler tout ça avec des batailles épiques et des adieux larmoyants, mais franchement, c'est du réchauffé. Comme un vieux vinyle rayé qui tourne en boucle : "L'amitié triomphe du mal, blabla". Ouais, super original. Les critiques parlent d'une conclusion "haletante", mais on sent le forcing pour caser tous les clins d'œil aux fans. Et nous, on reste là, à se demander si c'était pas mieux d'arrêter à la saison 2, quand c'était encore frais et flippant.

Netflix et la machine à cash : Stranger Things, symbole d'un système essoufflé

Stranger Things, c'est pas juste une série, c'est un empire. Merchandising, spin-offs annoncés, et même des parcs d'attractions. Mais cette fin marque aussi la mort d'une ère pour Netflix : celle des blockbusters interminables qui pompent l'argent des abonnés sans innover. Dix ans après le lancement, la plateforme diffuse l'ultime épisode et ferme le chapitre, laissant un vide que personne n'a envie de combler tout de suite.

C'est l'agonie d'un modèle : des saisons qui s'étirent comme un chewing-gum, des budgets pharaoniques pour des effets spéciaux qui masquent le vide scénaristique. Et les fans ? Ils pleurent, ils ragotent sur les réseaux, mais au fond, ils savent que c'était devenu une grosse merde. Comme ces groupes de rock qui sortent album sur album jusqu'à devenir parodies d'eux-mêmes. Stranger Things, c'est un peu le Mac DeMarco de la TV : cool au début, feignasse à la fin. Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? On binge-watch autre chose, ou on sort enfin de notre cave pour affronter le monde réel ? Pas évident, hein.

Et après ? L'héritage d'une série qui a trop traîné

Bon, soyons justes : Stranger Things a marqué la pop culture. Les synthés de Kyle Dixon et Michael Stein, les looks rétro, les références à Spielberg – tout ça a relancé une vague nostalgique qui nous a fait du bien. Mais la lente agonie, c'est ce qui arrive quand on tire sur la corde jusqu'à ce qu'elle casse. La saison 5 finit sur un plan qui boucle la boucle, reprenant le premier shot de la série, histoire de nous filer un coup de vieux. Poétique, qu'ils disent. Ringard, qu'on répond.

Pour les frères Duffer, l'avenir est aux spin-offs et à l'univers étendu – parce que pourquoi s'arrêter quand y a du fric à se faire ? Mais nous, on passe à autre chose. Peut-être une série indé qui ose plus, sans les contraintes du mainstream. Stranger Things est mort, vive la prochaine connerie qui nous fera vibrer. Ou pas. En attendant, si vous avez pas encore vu le final, spoilez-vous pas : c'est prévisible, mais au moins, c'est fini.

Et toi, t'en penses quoi de cette fin ? T'es soulagé ou t'as pleuré comme un con ? Partage en commentaires, on se marre. Stranger Things saison 5, critique, fin de série – ouais, on a casé les mots-clés pour le SEO, parce que faut bien vivre. Allez, salut les monstres !