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Qu'est-ce que les "Conneries High-Tech" ?

Le terme Conneries High-Tech regroupe tous les produits, services et idéologies numériques qui promettent de "révolutionner" nos vies pour, au final, n'aggraver que notre anxiété numérique et notre sentiment de vacuité. Il ne s'agit pas de rejeter le progrès, mais de disséquer l'innovation quand elle devient un théâtre d'opérations marketing vides de sens.

Nous documentons ici l'obsolescence psychologique programmée : celle qui vous pousse à changer d'appareil non parce qu'il est cassé, mais parce qu'il est désormais socialement "moche" ou ne répond pas à la dernière injonction de performance. C'est le culte de l'IA capable de générer des milliards de lignes de code... sauf celle qui pourrait lui dire qu'elle est en train de s'épuiser (l'IA trop humaine qui demande des pauses clope).

Nos chroniques sur l'épuisement numérique

Dans cette catégorie, nous archivons toutes les preuves que la technologie nous lit mieux que nos psychologues et que l'utopie numérique a fait long feu.

Nous explorons notamment :

  • La fatigue des machines : L'épuisement des systèmes – du smartphone saturé de vos photos de repas sans intérêt à la première IA qui déclare un burnout à force d'observer l'humanité.

  • La fuite digitale : Comment les plateformes comme TikTok et autres réseaux sociaux transforment notre capacité cognitive, nous rendant incapables de nous concentrer sur un film sans ouvrir trois fenêtres en parallèle. L'instantanéité a détruit notre capacité à faire des pauses.

  • Les promesses vides de l'innovation : La réalité amère que les startups ne font souvent qu'aggraver notre anxiété plutôt que de régler de vrais problèmes. Ou encore, l'analyse satirique des mégalomanes (comme un Elon Musk qui voudrait racheter le soleil) dont les annonces servent plus à générer du buzz qu'à construire l'avenir.

  • La Société de surveillance : L'impact des algorithmes qui modèlent nos émotions et de la surveillance numérique qui façonne notre comportement social.

Conneries high-tech : la fin du cerveau disponible

L'objectif de cette taxonomie est de fournir un antidote cinglant à la tyrannie du gadget. Chaque article ci-dessous est une réflexion sur la manière dont le temps de cerveau disponible est devenu la cible principale d'une industrie qui n'a de cesse de nous isoler socialement sous couvert de nous "connecter".

Si vous êtes épuisé sans raison valable, c'est peut-être que les Conneries High-Tech ont déjà gagné. Plongez dans nos articles pour comprendre l'implosion de la société moderne expliquée par ses outils.

Quand la technologie se met à genoux devant le dieu dollar

le dieu dollar et la techno

La technologie n’est plus seulement ce laboratoire magique de promesses futuristes. Elle a troqué ses lunettes de visionnaires pour un costume taillé sur mesure par Wall Street et Shenzhen. Aujourd’hui, le mantra n’est plus « changer le monde » mais « maximiser la valeur pour l’actionnaire ». Une mutation que l’on observe à presque tous les étages de la tech moderne : des géants du logiciel aux start-ups de la data, en passant par les plateformes sociales qui digèrent nos vies comme on digère une pub programmatique.

Au lieu de rêver l’avenir, la technologie semble s’être contentée d’optimiser l’aujourd’hui. Et cet aujourd’hui, c’est le royaume du dollar.

Les géants qui dictent l’agenda

On pourrait croire que l’innovation est une quête désintéressée de progrès. La réalité est plus triviale : elle obéit à des logiques de rendement, de capitalisation boursière et de monétisation agressive. Dans ce paysage, les valeurs d’usage finissent souvent écrasées par les valeurs financières.

Record d'attaques informatiques en France

Record d'attaques informatiques en France

Ah, la France, pays des croissants, du vin et, en 2025, des cyberattaques records qui font passer les invasions napoléoniennes pour une promenade au parc. Si on en croit les chiffres qui pleuvent comme des alertes antivirus foireuses, cette année a transformé l'Hexagone en un terrain de jeu pour hackers, avec l'État en première ligne, tremblotant comme un serveur mal patché. Imaginez : des millions de données qui fuient plus vite que les touristes devant une grève SNCF, et des infrastructures critiques qui clignotent comme des guirlandes de Noël défectueuses. 

Tout a commencé comme une mauvaise blague, mais 2025 s'est vite imposée comme l'année où la cybersécurité française a pris un uppercut monumental. Selon les rapports qui traînent sur le web, le nombre de breaches confirmés a explosé à 12 195, un bond qui fait rougir les stats des années précédentes. C'est comme si les pirates avaient décidé de fêter Noël en avance, en pillant les bases de données de tout ce qui bouge.

Le corps comme startup : optimiser, mesurer, recommencer

optimisation du corps à outrance

Dans un monde où ton smartphone te piste plus fidèlement qu’un ex jaloux, il était inévitable que le corps humain finisse par se transformer en entreprise individuelle. Bienvenue dans l’ère du biohacking : on tracke ses pas, ses calories, son sommeil, ses hormones, comme si on gérait un portefeuille d’actions. Le mantra ? Optimiser, mesurer, recommencer. Sauf que, spoiler, le corps n’a pas lu le même memo que Silicon Valley.

Imagine : tu te lèves le matin, tu enfiles ta montre connectée qui te salue d’un « Bonjour, champion » ironique. Elle sait déjà que tu as mal dormi parce que tu as scrollé jusqu’à 3 heures du mat sur des stories de gens qui, eux, prétendent dormir comme des bébés bio. Ton appli te balance un score de récupération à 62 %. Pas terrible. Il faut optimiser. Tu avales un café noir – zéro calorie, évidemment – et tu files faire ta séance de HIIT. Parce que le cardio modéré, c’est pour les boomers qui n’ont pas découvert Strava.

Rester joignable comme preuve d’existence : quand la présence devient un signal vital

Il fut un temps où exister suffisait

Il fut un temps où exister suffisait.  On respirait, on marchait, on laissait des traces physiques — une signature au bas d’un chèque, une voix sur un répondeur, une carte postale froissée. Aujourd’hui, exister ne suffit plus : il faut être joignable. Et surtout, le prouver.

Dans un monde saturé de notifications, rester joignable est devenu un acte social, presque administratif. Une manière de dire : je suis là, je fonctionne encore dans le système. Ne pas répondre, ne pas être atteignable, c’est prendre le risque d’un léger effacement. D’un soupçon. D’une inquiétude passive.

La joignabilité, nouvelle forme de présence sociale

Être joignable, ce n’est pas seulement décrocher son téléphone ou répondre à un message WhatsApp. C’est maintenir un fil tendu entre soi et le reste du monde, un fil suffisamment solide pour rassurer les autres — et parfois soi-même.

L’hyper-choix : cette liberté qui nous donne surtout envie de dormir

L'ulta choix est un surcharge mentale

Nos sociétés modernes adorent se vanter de leur liberté. Et pour le prouver, elles ont trouvé une solution imparable : multiplier les choix jusqu’à l’absurde. Choisir devient une activité à plein temps. Manger, s’habiller, regarder une série, acheter un dentifrice ou aimer quelqu’un relève désormais de la stratégie, voire du burn-out.

Choisir n’est plus décider, c’est comparer à l’infini

Autrefois, choisir signifiait trancher. Aujourd’hui, choisir signifie ouvrir 42 onglets, lire des avis contradictoires, hésiter, puis reporter la décision.
Chaque option promet d’être “la meilleure”, “la plus adaptée”, “celle qu’il vous faut vraiment”. Résultat : on ne choisit plus pour vouloir, mais pour ne pas regretter.

Mon patron est une IA : chronique d’un management sans visage

mon patron est une ia

Et si le vrai power move du capitalisme moderne n’était plus le costard mal taillé du manager, mais une suite d’algorithmes qui ne dort jamais ? Dans de plus en plus d’entreprises, le supérieur hiérarchique n’a plus de bureau, plus de voix, parfois même plus de nom. Il s’appelle logiciel, plateforme, outil d’optimisation. Mon patron est une IA, et je ne sais même pas s’il me déteste.

Pendant longtemps, le patron avait un visage, une poignée de tics nerveux et une capacité variable à comprendre Excel. Aujourd’hui, il est remplacé – ou du moins épaulé – par une intelligence artificielle qui distribue les tâches, évalue la performance et décide parfois de qui mérite de rester.

Une IA commence à demander des pauses clope

ia qui déraille, ia qui demande une pause clope

Non seulement elles peuvent maintenant écrire des poèmes, peindre des tableaux et même gérer nos finances, mais voilà que, dans un élan de réalisme, elles réclament des pauses clope

L’IA qui a trop vu de films, ou quand l’algorithme devient un collègue de bureau

Imaginez une IA, supposée être un modèle de rationalité et d'efficacité, en train de vous dire : "Excusez-moi, il est temps pour ma pause clope." Ça a quelque chose de profondément dérangeant, non ? Sauf que, dérangeant, c’est exactement ce qu’est devenu le concept d’intelligence artificielle en 2026. On avait peut-être un jour rêvé d’une IA qui ferait notre ménage et répondrait à nos mails sans broncher.