Trump fait n'importe quoi, et nous regardons
On pourrait croire que l’année 2026 marque une pause dans le grand cirque trumpien. Erreur. Un an après son retour au pouvoir, Donald Trump continue de dérouler un catalogue d’annonces qui oscillent entre l’absurde et le glaçant, pendant que le reste du monde observe, entre sidération et résignation polie.
Record d'attaques informatiques en France
Ah, la France, pays des croissants, du vin et, en 2025, des cyberattaques records qui font passer les invasions napoléoniennes pour une promenade au parc. Si on en croit les chiffres qui pleuvent comme des alertes antivirus foireuses, cette année a transformé l'Hexagone en un terrain de jeu pour hackers, avec l'État en première ligne, tremblotant comme un serveur mal patché. Imaginez : des millions de données qui fuient plus vite que les touristes devant une grève SNCF, et des infrastructures critiques qui clignotent comme des guirlandes de Noël défectueuses.
Le retour de la neige en France : à nouveau une paralysie totale
Ah, la neige. Ce truc blanc et poétique qui fait rêver les cartes postales de Noël, mais qui, en réalité, transforme la France en un grand parking à ciel ouvert dès les premiers flocons. Janvier 2026, et voilà que l'hiver nous refait le coup classique : un épisode neigeux qui commence timidement le 5 janvier et s'étire jusqu'au 8, avec des vigilances orange à foison, des bouchons records en Île-de-France – plus de 1000 km cumulés certains jours – et une nation qui semble toujours prise au dépourvu.
Jeux Olympiques d’hiver 2030 : la montagne, l’argent et la neige artificielle
Les Jeux Olympiques d’hiver 2030 auront donc lieu dans les Alpes françaises. Oui, encore. Après Chamonix, Grenoble et Albertville, la France ressort les anneaux du placard, les skis du garage et les promesses écologiques du tiroir du bas. Officiellement, c’est une excellente nouvelle pour le sport, les territoires et l’unité nationale. Officieusement, c’est surtout la preuve qu’en 2024, plus grand-monde n’a vraiment envie d’organiser ce genre de fête.
Stranger Things : l'agonie prend fin – Enfin, bordel !
Ah, Stranger Things. Cette série qui nous a tous fait flipper en 2016 avec ses gosses en BMX, ses monstres gluants et son ambiance 80's plus kitsch qu'un clip de Madonna. Dix ans plus tard, on y est : la saison 5 vient de cracher son dernier épisode sur Netflix, et franchement, c'est pas trop tôt. Parce que soyons honnêtes, cette "lente agonie" comme on l'appelle ici, c'était devenu un calvaire. Une machine à cash essorée jusqu'à la moelle, avec des twists aussi prévisibles qu'un lundi matin pluvieux. Mais bon, la fin est là, et on va en causer comme si on était autour d'une bière tiède dans un bar underground – avec du sarcasme, du franc-parler et une bonne dose de "mais qu'est-ce que c'est que cette merde ?". Parce que ouais, on est pas chez les critiques policés de Télérama, ici c'est du brut, du vrai, du qui gratte où ça démange.
Appeler “liberté” ce qui ressemble à une obligation : le grand glissement sémantique contemporain
Le mot est partout. Liberté de choisir, liberté d’entreprendre, liberté de s’exprimer, liberté d’être soi-même. À force d’être invoquée à chaque coin de discours, la liberté est devenue un argument automatique, presque un slogan. Le problème, c’est que derrière ce mot rassurant se cachent de plus en plus souvent des contraintes déguisées. Une obligation souple, jamais formulée clairement, mais intégrée profondément. Une obligation qui ne dit pas son nom.
Confondre urgence et importance, tous les jours
Nous vivons dans un monde pressé qui adore se croire indispensable. Tout est urgent. Les mails, les messages, les notifications, les réunions, les décisions “rapides”. Rien n’attend vraiment, mais tout exige une réponse immédiate. À force, l’urgence est devenue une ambiance permanente, un fond sonore mental dont on ne distingue même plus le sens.
Parler de soi comme d’un projet professionnel
Il fut un temps où se présenter consistait à dire son prénom, éventuellement ce qu’on faisait dans la vie, puis à passer à autre chose. Aujourd’hui, parler de soi ressemble de plus en plus à une réunion de lancement. On ne se décrit plus, on se positionne. On ne raconte plus un parcours, on expose une trajectoire. L’individu est devenu un projet professionnel en constante évolution, avec ses objectifs, ses livrables et ses axes d’amélioration.
Optimiser sa vie : le hobby préféré des gens épuisés
Il fut un temps où être fatigué signifiait simplement… être fatigué. Aujourd’hui, la fatigue est devenue un problème d’optimisation. Si vous êtes épuisé, ce n’est plus parce que le monde va trop vite, mais parce que vous n’avez pas encore trouvé la bonne méthode, la bonne routine, le bon outil. Optimiser sa vie est devenu un passe-temps à plein temps, pratiqué majoritairement par des gens déjà à bout.
Le retour du vinyle : quand le progrès fait marche arrière avec le sourire
Il fallait bien que ça arrive. Après les baskets moches, les films en 4/3 et les téléphones à clapet, le vinyle est revenu. Officiellement pour le son, officieusement pour Instagram, et surtout parce que notre époque adore confondre nostalgie et profondeur culturelle.
Le disque vinyle n’est plus un support musical. C’est devenu un accessoire moral. Posséder un vinyle aujourd’hui, ce n’est pas écouter de la musique : c’est faire une déclaration d’intentions. Dire au monde “je prends le temps”, tout en lançant Spotify sur son téléphone posé juste à côté de la platine.