Quand la technologie se met à genoux devant le dieu dollar
La technologie n’est plus seulement ce laboratoire magique de promesses futuristes. Elle a troqué ses lunettes de visionnaires pour un costume taillé sur mesure par Wall Street et Shenzhen. Aujourd’hui, le mantra n’est plus « changer le monde » mais « maximiser la valeur pour l’actionnaire ». Une mutation que l’on observe à presque tous les étages de la tech moderne : des géants du logiciel aux start-ups de la data, en passant par les plateformes sociales qui digèrent nos vies comme on digère une pub programmatique.
Au lieu de rêver l’avenir, la technologie semble s’être contentée d’optimiser l’aujourd’hui. Et cet aujourd’hui, c’est le royaume du dollar.
Le techno-solutionnisme : quand la technologie promet de tout réparer
À force de start-ups messianiques, d’algorithmes providentiels et de pitchs en open space, le techno-solutionnisme s’est imposé comme la religion officieuse de notre époque. Une croyance moderne, bardée de code et de promesses, qui prétend répondre à des problèmes complexes par des solutions techniques simples. Trop simples, peut-être.
Record d'attaques informatiques en France
Ah, la France, pays des croissants, du vin et, en 2025, des cyberattaques records qui font passer les invasions napoléoniennes pour une promenade au parc. Si on en croit les chiffres qui pleuvent comme des alertes antivirus foireuses, cette année a transformé l'Hexagone en un terrain de jeu pour hackers, avec l'État en première ligne, tremblotant comme un serveur mal patché. Imaginez : des millions de données qui fuient plus vite que les touristes devant une grève SNCF, et des infrastructures critiques qui clignotent comme des guirlandes de Noël défectueuses.
Le corps comme startup : optimiser, mesurer, recommencer
Dans un monde où ton smartphone te piste plus fidèlement qu’un ex jaloux, il était inévitable que le corps humain finisse par se transformer en entreprise individuelle. Bienvenue dans l’ère du biohacking : on tracke ses pas, ses calories, son sommeil, ses hormones, comme si on gérait un portefeuille d’actions. Le mantra ? Optimiser, mesurer, recommencer. Sauf que, spoiler, le corps n’a pas lu le même memo que Silicon Valley.
Rester joignable comme preuve d’existence : quand la présence devient un signal vital
Il fut un temps où exister suffisait. On respirait, on marchait, on laissait des traces physiques — une signature au bas d’un chèque, une voix sur un répondeur, une carte postale froissée. Aujourd’hui, exister ne suffit plus : il faut être joignable. Et surtout, le prouver.
Dans un monde saturé de notifications, rester joignable est devenu un acte social, presque administratif. Une manière de dire : je suis là, je fonctionne encore dans le système. Ne pas répondre, ne pas être atteignable, c’est prendre le risque d’un léger effacement. D’un soupçon. D’une inquiétude passive.
L’hyper-choix : cette liberté qui nous donne surtout envie de dormir
Nos sociétés modernes adorent se vanter de leur liberté. Et pour le prouver, elles ont trouvé une solution imparable : multiplier les choix jusqu’à l’absurde. Choisir devient une activité à plein temps. Manger, s’habiller, regarder une série, acheter un dentifrice ou aimer quelqu’un relève désormais de la stratégie, voire du burn-out.
Mon patron est une IA : chronique d’un management sans visage
Et si le vrai power move du capitalisme moderne n’était plus le costard mal taillé du manager, mais une suite d’algorithmes qui ne dort jamais ? Dans de plus en plus d’entreprises, le supérieur hiérarchique n’a plus de bureau, plus de voix, parfois même plus de nom. Il s’appelle logiciel, plateforme, outil d’optimisation. Mon patron est une IA, et je ne sais même pas s’il me déteste.
Des cerveaux sous surveillance : comment les neurosciences et la surveillance numérique façonnent notre société
Une nouvelle ère se dessine : celle de cerveaux placés sous surveillance douce, continue, presque invisible.
Burnout, hyperconnectivité et individualisme : l'implosion de la société moderne expliquée par la psychologie
La société moderne est en pleine implosion. Une pression constante, des attentes impossibles à remplir, une hyperconnectivité étouffante et une course effrénée à la performance ont fait naître un phénomène inquiétant : le burnout. Ce mal du siècle, porté à son paroxysme par la culture de l’individualisme et l’omniprésence du digital, ne cesse d’infecter notre quotidien, comme un virus psychologique en pleine mutation.
L’ère du « tout de suite ou crève »
On vit dans un monde qui a remplacé le café-clope par le shoot de notifications dès 7h du mat’. Entre deux scrolls compulsifs sur TikTok et une livraison Uber Eats en 12 minutes, une question se pose : est-ce qu’on a encore assez de neurones disponibles pour aligner trois pensées cohérentes ? Spoiler : ça sent le sapin pour notre matière grise.